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Sénatrice du Finistère & Membre du Conseil de l'Europe
 

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      • Article du Point - Le Sénat le contre-pouvoir tranquille - Alors que l'Elysée, le gouvernement et la majorité parlementaire perdent les pédales, le Sénat apparaît comme le seul pôle de stabilité institutionnelle

      • Date de publication
      • 26/07/2018
          • Par Sophie Coignard Le Point.fr



            Le Sénat est souvent regardé de haut. Depuis que le général de Gaulle a déclaré, en 1962, qu'il était « devenu inutile », qu'il représentait même un « talon d'Achille » dans les institutions, des voix s'élèvent régulièrement pour réclamer sa suppression. Avec le projet de réforme constitutionnelle promis par Emmanuel Macron, il avait déjà retrouvé un certain lustre. Son président, Gérard Larcher, est depuis plusieurs mois en première ligne pour faire respecter les « lignes rouges » qu'il refuse de voir franchies, notamment un affaiblissement du Parlement. Désormais, avec l'affaire Benalla, la menace d'un référendum sur le sujet, arme de dissuasion de l'exécutif face aux récalcitrants distillée par l'Élysée, ressemble à un pétard mouillé.

            De plus, les sénateurs, parmi lesquels LREM est loin d'être majoritaire, représentent par ces temps de crise une sorte de contre-pouvoir tranquille, en comparaison avec des députés au bord de la crise de nerfs depuis plusieurs jours.

            Enfin, le président de sa commission des Lois, le LR Philippe Bas, un fin juriste issu du Conseil d'État, veut mener sur six mois une enquête sérieuse sur la confusion des pouvoirs et les dysfonctionnements institutionnels que semble révéler le dossier Benalla. Le Sénat entend, fidèle à son image, prendre son temps, mais certainement pas noyer le poisson.

            Chaos

            Certes, l'Assemblée nationale n'a pas totalement perdu la main, puisque sa commission des Lois, transmutée elle aussi en commission d'enquête pour l'occasion, auditionne la première le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ce lundi 23 juillet à 10 heures. Son homologue du Sénat devra, elle, attendre mardi après-midi pour faire de même. Mais le chaos qui y a régné pendant trois jours ne rehausse pas l'image des députés. Surtout après la fin de partie pathétique qui s'est jouée dimanche matin dans l'hémicycle, avec la suspension de l'examen de la révision constitutionnelle. Le gouvernement ne pouvait tolérer que, pendant des heures encore, l'opposition, unie pour une fois, multiplie les rappels au règlement pour exiger une réponse du Premier ministre et souligner le lien direct entre l'actualité malheureuse sur le garde du corps présidentiel et le projet de loi discuté, qui modifie les prérogatives du Parlement.

            L'exécutif, lui aussi, semble à la ramasse. Les députés de l'opposition s'en donnaient à cœur joie, dimanche matin, pour fustiger l'absence en séance du secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, moqué pour ses déplacements répétés entre la buvette et la salle des Quatre Colonnes. Ce silence généralisé, de l'Élysée jusqu'à la buvette du Palais-Bourbon, présente un autre inconvénient. Il oblige, petit à petit, tous les parlementaires, même « Macron-compatibles », à se positionner sur cette ténébreuse affaire. Ils seront peu nombreux à se dévouer pour défendre l'exécutif.

            C'est peut-être une des raisons pour lesquelles, dimanche soir, le président de la République est sorti du silence. Il a laissé filtrer des paroles prononcées lors d'une réunion en petit comité, au cours de laquelle il a reconnu « des dysfonctionnements à l'Élysée ». Il est peu probable que cette litote suffise à restaurer la sérénité.

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