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Sénatrice du Finistère & Membre du Conseil de l'Europe
 

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      • Europe
      • APCE session avril 2017 - Intervention - La lutte contre les inégalités de revenus : une menace pour la cohésion sociale

      • Date de publication
      • 03/05/2017
          • Intervention du 25 avril 2017

             

            Mme BLONDIN (France) – Je voudrais d’abord féliciter notre rapporteur, Andrej Hunko, pour la qualité de son rapport auquel il a donné une touche personnelle évidente.

            Ce rapport met en avant deux tendances fortes de notre époque : d’une part, l’augmentation des inégalités de revenus, dans un contexte global marqué, malgré tout, par un recul de la pauvreté à l’échelle mondiale et un enrichissement global comparé à des périodes historiques passées ; d’autre part, des conséquences inquiétantes de ce creusement des inégalités sur la stabilité de nos démocraties – l’histoire ne manque pas de crises graves, voire de guerres provoquées par des troubles économiques.

            Notre époque est paradoxale : jamais nos économies n’ont été autant mondialisées et jamais la critique de la mondialisation n’a été aussi vive. Nos difficultés actuelles, notamment les inégalités croissantes et le chômage élevé, sont-elles liées à la mondialisation ? Face à ce diagnostic aujourd’hui largement partagé, un remède semble s’imposer avec la force de l’évidence : le protectionnisme et le repli à l’intérieur des frontières nationales. C’est ce que propose une des candidates de notre élection présidentielle.

            Pourtant, les causes de nos problèmes économiques sont plus complexes qu’il n’y paraît. Elles tiennent d’abord à la dégradation de la qualité et de l’efficacité des facteurs de production, qui augmentent moins vite qu’avant la crise de 2008. Or la vigueur de la productivité est essentielle à la hausse du niveau de vie. Depuis la crise, les entreprises investissent moins et effectuent des placements moins productifs, dans l’immobilier par exemple.

            En outre, dans la plupart des pays industrialisés, la part du revenu rémunérant le travail a sensiblement diminué, au profit de celle rémunérant le capital. Dans le même temps, le salaire des peu qualifiés augmente moins vite que celui des très qualifiés. Selon le FMI, cette évolution résulterait en partie du progrès technologique – les emplois moyennement qualifiés sont automatisés, et je n’évoque pas la taxe robot qui a été évoquée par l’un de nos candidats – et de la globalisation – les revenus dans les secteurs exposés à la concurrence internationale diminuent. En outre, la propriété du capital se concentre chez les plus riches.

            Enfin, l’économie mondiale souffre de flux de capitaux non optimaux, certains d’entre eux alimentant des bulles spéculatives en raison des défaillances de la régulation financière internationale.

            Il est peu probable que la relance, préconisée par les populistes de tous bords, apporte des solutions à ces trois problèmes majeurs de l’économie mondiale.

            Le dynamisme économique n’est pas une fin en soi, certes, mais il permet aussi de donner une dignité aux salariés et d’assurer leur attachement à la démocratie.

             

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